Roland Stringer

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Photo : F Bozzi

Roland Stringer posa son regard sur le sable de ce désert de Namibie qu’il avait tant aimé, son visage buriné reflétait la dureté des épreuves qu’il avait traversées ici même, lui que ses collègues aventuriers et casse-cou en tout genre avaient surnommé « l’acharné ».

En 1993, lorsqu’il avait tenté le pari de traverser 2300 km de sable brûlant en skate-board, tout le monde avait rit lorsqu’il était revenu 25 min après son départ avec une roue cassée. Bon, ça peut arriver aux meilleurs d’oublier de prendre des roues de rechange, après tout Roland n’avait jamais vraiment aimé la partie préparation des grandes aventures, son truc c’était la ténacité pas les longs préparatifs.

Dès 1998, après avoir réussi à vivre 14 mois en mangeant uniquement des kinder bueno, il avait retrouvé cette confiance inébranlable qui l’avait toujours caractérisé. Il se consacra entièrement à son nouveau défi : la traversée de l’océan indien avec un radeau confectionné en pots de yaourts Mamie Nova. L’expédition fut malheureusement un échec, et il dut faire demi-tour après avoir heurté planche à voile à 200 m de la ligne de départ, alors que son embarcation commençait à couler.

Mais, Stringer avait de la ressource, armé de son courage intrépide il décida de préparer une expédition au pôle nord avec un traineau tiré par des ragondins musqués du Pérou. Cette fois-ci, la fortune et le succès seraient au rendez-vous, le monde entier comprendrait enfin le sens de ses prouesses, la portée colossale de son oeuvre et il se surprit à imaginer le moment où l’humanité toute entière le porterait en triomphe.

En son for intérieur, Roland le savait, son destin devait s’accomplir, il n’abandonnerait jamais. Ce n’est pas pour rien qu’on l’avait surnommé « l’acharné ». Il remonta le col de sa veste fétiche et fit quelques pas, un léger sourire au coin des lèvres, il allait leur montrer de quoi il était capable, parole de Stringer !

Bukowsky

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