Photo : A. Smith
« Madre de Dios » jura Angelo Ruiz-Rivera alias El Cobra. Il regarda l’ombre qui glissait dans la nuit rapidement et tout en silence. Comment ce gars avait réussi à faire ça : sauter du deuxième étage de la villa et atterrir sans une égratignure. Avant qu’il ait eu le temps réagir, l’ombre avait disparue dans les rues en contrebas. Pas de doute, le type était un pro, surement un ancien spetnatz des forces spéciales ou un tueur pro.
Angelo se retourna pour regarder le corps de son frère qui flottait dans une mare de sang noir, sa chaine en or avait perdu ses reflets brillants. Trois balles en pleine tête l’avait défiguré et la patte de rat posée près de sa tête signait le coup : la mafia russe avait frappé.
Son regard fit le tour de la pièce décorée avec luxe et un certain mauvais gout qu’il affectionnait particulièrement depuis qu’il avait pris les commandes de son clan. Maintenant, c’était la guerre avec les ruskofs pour le contrôle de la coke dans le sud de la Californie et il n’y aurait pas de négociations, tous les coups seraient permis, le corps de son frère prouvait que les hostilités avaient déjà commencées.
Angelo n’était pas un grand sentimental, il avait déjà perdu plusieurs cousins et pas mal de lieutenants dans cette guerre des gangs, mais là il était furieux, ces salopards avaient franchi la ligne rouge, ils allaient le payer cher. Il avait déjà appris le respect aux Rollin’ 20’s Crips, au Gang de la 28ème rue et les survivants de la bande des Maravillas se comptaient sur les doigts d’une main.
Ces sales chiens allait comprends pourquoi on l’avait surnommé le cobra, ils allaient sentir sa morsure mortelle. Il avait une véritable armée dans la rue et le coup de ce soir ne faisait que renforcer sa détermination à éliminer ces putains d’ours polaires, il leur ferait regretter la banlieue de Moscou qu’ils n’auraient jamais dû quitter.
Immobile dans cette pièce sombre, il repensa au dernier conseil de son frère « Don’t fuck with the russian mob, hermano » et sourit tristement en se disant que le destin des criminels était parfois cruel. Puis, il se releva brusquement, sauvegarda sa partie de GTA VII et se dirigea vers la cuisine, sa mère venait de l’appeler pour le diner.
Bukowsky



